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Erick Acosta, positionner les artistes minoritaires comme des interlocuteurs crédibles

Bonjour Erick, peux-tu commencer par te présenter et présenter The Norm, l'agence que tu as fondée ?


Je suis Erick Acosta, fondateur et directeur de The Norm, une agence culturelle basée entre Paris, Cape Town et Madrid. Nous connectons les marques à des artistes minoritaires, notamment LGBTQIA+, à travers des collaborations artistiques, des campagnes et des expositions. Nous produisons plusieurs expositions par an et participons à des foires internationales.


Notre rôle est simple : positionner ces artistes comme des interlocuteurs culturels crédibles. Ce n’est pas seulement de la communication. C’est une question de représentation.


Tu viens, à la base, du monde du marketing et de l'industrie du luxe : que t'as appris cette expérience ?


Le monde du luxe m’a appris la précision. Chaque mot compte. Chaque image a un poids. J’y ai compris que la valeur ne se proclame pas. Elle se construit, dans le temps, par la cohérence et l’exigence.


Mais surtout, j’ai appris que l’émotion reste centrale. Même dans les environnements les plus stratégiques, ce qui touche est ce qui est vrai. Aujourd’hui, j’applique cette rigueur au monde de l’art, avec la même exigence, au service de voix souvent marginalisées.



À partir de mars, tu proposeras un programme dédié à l'art queer chez Artivistas, avec plusieurs expositions à venir. Peux-tu nous expliquer de quoi s'agira ce nouveau cycle ?


Ce nouveau cycle chez Artivistas n’a pas pour ambition d’isoler l’art queer. Il s’agit plutôt de lui offrir un espace stable, structuré, visible. Un cadre professionnel. Le programme présentera des expositions individuelles et collectives d’artistes internationaux.


La première exposition de ce cycle s'appelle "In Her Room » : peux-tu présenter le concept de l'exposition et les artistes qui y participent ?


“In Her Room” explore la chambre comme espace symbolique. Un lieu d’intimité, de transformation, de refuge. Là où l’identité se construit loin du regard extérieur.


L’exposition est majoritairement portée par des artistes femmes et trans. Elles interrogent le corps, le désir, la mémoire et la vulnérabilité.


Ce n’est pas un espace fragile. C’est un espace de puissance silencieuse.


Qu’est-ce que l’artivisme ? Te définis-tu comme artiviste ? Pourquoi ?


Chaque exposition devient un geste politique, même lorsqu’elle parle d’amour ou d’intimité. Je ne me définis pas forcément comme artiviste. Mais je crois que programmer, contextualiser et donner de la visibilité est déjà une forme d’engagement.


Quel message aimerais-tu partager avec notre communauté ?


Je crois profondément à la communauté. Elle se construit lorsque nos parcours se croisent et que nos récits entrent en dialogue. C’est dans ce mouvement que nous grandissons, ensemble.




 
 
 

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